Brothers talk : les sacrifices que l'on demande aux femmes

Brothers Talk

Les sacrifices que l’on demande aux femmes

Par Cédric Bengue

Je viens de voir un débat sur Twitter là, sur les sacrifices que faisaient nos mères et que les gars voudraient que les filles fassent aujourd'hui. Houm! Bon:

1- Elles étaient un nombre incalculable à être malheureuses.

2- Nos pères se comportaient comme les pires salauds qu'aucun de nous ne souhaiterait voir sa fille épouser, ou sa soeur, ou son amie, sauf s'il est machiavélique.

3- Certaines ont supporté ces conneries par sacrifice pour leurs enfants qu'elles avaient peur de laisser en bas âge dans une maison qui n'était plus un foyer, à la merci d'un homme, leur père, qui aurait pu se foutre de leur avenir comme de son dernier pipi, mais aussi à celle d'une ou plusieurs femmes qui s'y serai(en)t installé(e)s et pour qui l'intérêt de ces enfants n'aurait jamais été une priorité.

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4- Nos pères à qui on veut se comparer avaient souvent à notre âge (je parle des gens de ma génération et de celles d'avant) accompli 200 fois plus que nous: maison, voitures, compte en banque fourni, écoles de qualité pour les enfants, confort matériel pour la famille... Je ne dis pas que ça justifie qu'on reste dans un mariage malheureux, mais comme on dit, il est mieux de pleurer dans un Ferrari que sur une bicyclette. Donc, quand on a accompli 200 fois moins que son père au même âge, on ne demande pas à la femme avec qui on est de faire les sacrifices que sa mère a fait en restant avec son père.

5- Nos mères n'avaient malheureusement souvent pas l'indépendance financière qu'ont les filles de notre génération qui parfois gagnent deux fois plus que leurs époux. Entre les maris jaloux qui les empêchaient de travailler ou leur faisaient faire des choix minables de carrière par peur que leur égo à eux soit écrasé et les difficultés que certaines ont eu à faire des études donc à trouver un travail ou même à lancer un petit commerce, il était difficile pour elles d'avoir une autonomie financière suffisante pour elles et leurs enfants si elles partaient avec ceux-ci. Car oui, les salauds de pères quand certaines osaient les quitter, leur demandaient de partir avec leurs enfants. On n'est pas salaud à moitié.

Les filles d'aujourd'hui n'ont pas à accepter les conneries qu'ont subies nos mères. Non, non et non. Je ne comprends pas que nombreux d'entre nous aient grandi dans un cycle malheureux où nos mères étaient en larmes et désespérées et que l'on souhaite reproduire ça en mettant en avant la pseudo sainteté des femmes d'avant. Elles n'étaient pas saintes, elles étaient prisonnières de situations qui les dépassaient. Prenez le temps de parler à vos mères si elles sont encore par bonheur en vie. A vos tantes, grandes cousines et autres. Quand vous aurez écouté et compris, si vous pensez encore que l'abnégation parfois mortelle dont elles ont fait preuve était une bonne chose que vous souhaitez que nos filles d'aujourd'hui reproduisent, alors ne vous mariez pas. N'emmenez personne dans le merdier que vous avez vécu et voulez reproduire. Vous ferez des foyers malheureux et en pensant que vous ne rendrez qu'une femme malheureuse, étendrez cela à vos enfants. Donc vous n'aimez même pas vos enfants. Vous n'aimez personne à part vous et à ce moment, vivez en solitaire. C'est mieux.

Sur ce, je vais avancer. En chantant bien sûr.

*Ekargator de K-Tino aux oreilles, il s'en alla, dansant et chantant*


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